Soirée conférences avec Jonathan Shaughnessy et Steven Loft @ Axeneo 7, Gatineau [16 August]

Soirée conférences avec Jonathan Shaughnessy et Steven Loft


27
16
August
18:00 - 20:00

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Axeneo 7
80, rue Hanson, Gatineau, Quebec J8V 3M6
Mercredi 16 août 2017 à 18h
Soirée conférences avec Jonathan Shaughnessy et Steven Loft
À AXENÉO7, 80 rue Hanson, Gatineau

Les œuvres et les interventions proposées dans À perte de vue / Endless Landscape sont multiples. Formellement et méthodiquement, elles sont considérées comme de l’art public; elles sont tangibles et monumentales dans certains cas, intangibles et performatives dans d’autres cas. Quoi qu’il en soit, elles sont provisoires et produites pour ce projet temporaire. Les créations soulèvent des contraintes quant aux fonctions muséales liées à l’acquisition, à la conservation et à la présentation, et impliquent aussi plusieurs considérations quant à la muséalisation de celles-ci. Jonathan Shaughnessy, conservateur en art contemporain au Musée des beaux-arts du Canada (MBAC), questionne concrètement ce genre de productions contemporaines, et plus spécifiquement, l’acquisition de celles-ci. De part et d’autre, le projet joue un rôle crucial dans la résurgence de l’affirmation des peuples autochtones, proclamant ainsi leur présence. Steven Loft, directeur du programme Création de connaissances et de partage: les arts et les cultures des Premières nations, des Inuits et des Métis au Conseil des Arts du Canada, avance plusieurs théories en survolant les pratiques artistiques, afin de démontrer de façon théorique la manifestation des droits sociaux, politiques et culturels des autochtones.

Difficiles à collectionner? Les oeuvres in situ et autres installations dans l’art contemporain
Dans cet exposé, Jonathan Shaghnessy évoquera son expérience de travail avec des artistes contemporains dont les productions excèdent les limites des formats traditionnels de l’oeuvre d’art et de l’espace muséal. Une institution nationale peut-elle et doit-elle collectionner de telles pièces? Quelles sont la nature et l’histoire de ce type de production au Canada et dans le monde? Dans quelle mesure remet-elle en question l’ontologie de l’oeuvre d’art et/ou est-ce une question toujours pertinente? Enfin, les projets in situ de grande envergure vont-ils à l’encontre des objectifs et des mandats des collections “permanentes” d’oeuvres d’art?

Jonathan Shaughnessy
Jonathan Shaughnessy est un commissaire basé à Ottawa. Il exerce depuis 2005 les fonctions de conservateur adjoint d’art contemporain au Musée des beaux-arts du Canada, où il a dirigé la présentation des expositions Carsten Höller: Trois expositions (2007); Louise Bourgeois 1911-2010 (2011-12); Les bâtisseurs. La biennale canadienne 2012 (2012-13); et Vera Frenkel: Ways of Telling (au MoCCA, aujourd’hui MoCA, Toronto, 2014). Il a publié de nombreux essais sur l’oeuvre d’artistes canadiens et internationaux. Il assure présentement le commissariat de la Biennale canadienne 2017 au Musée des beaux-arts du Canada, qui débutera en octobre 2017. Shaughnessy est professeur auxiliaire au Département d’arts visuels de l’Université d’Ottawa et candidat au doctorat à l’ICSLAC (Institute of Comparative Studies in Literature, Arts and Culture), à l’Université Carleton. Ses sujets de recherche portent sur l’art contemporain canadien et international, sur sa production et sa collection par les institutions en relation avec les problèmes posés par la mondialisation, le transnationalisme et la diaspora.

L’art autochtone affirme la présence, la résistance et la souveraineté autochtones au sein des structures et des dispositifs d’encadrement coloniaux.
Alors qu’en tant qu’État-nation, nous réévaluons aujourd’hui le lieu et l’espace de la souveraineté autochtone, quelle est la place du discours sur l’art autochtone dans le paysage mouvant de la conciliation et la décolonisation? Si nous acceptons l’idée que l’espace colonial est à la fois mutable et immuable — c’est-à-dire que sa construction présuppose sa supériorité en même temps que cette notion se voit inévitablement renversée par la réalité — alors nous devons considérer que nous sommes tous des agents soit de l’immobilisme soit du changement. Pour toute forme d’agentivité politique, sociale ou culturelle remettant en cause le statu quo, il y aura toujours les forces concurrentes de l’enracinement /du privilège colonial, de la paranoïa d’opposition ou, simplement, de l’inertie. Comme le remarque Glen Coulthard, universitaire issu du peuple déné, « une véritable décolonisation doit s’attaquer aux problèmes en portant directement son attention au-delà des simples relations économiques; elle doit rendre compte des multiples façons dont le capitalisme, le patriarcat, la suprématie blanche et le caractère totalitaire du pouvoir étatique interagissent pour former la constellation de relations de pouvoir qui fonde les modèles coloniaux de comportements, de structures et de relations. »

Dans nos communautés, dans ce pays et partout dans le monde, les peuples autochtones continuent à affirmer leurs droits sociaux, politiques, culturels et ancestraux. L’art et la culture sous toutes ses formes ont joué et jouent encore un rôle crucial dans cette renaissance. J’examinerai le concept d’art autochtone créé pour proclamer la présence, la résistance et la souveraineté autochtones au sein des structures et des dispositifs d’encadrement coloniaux.

Steven Loft
Steven Loft est un Mohawk de la bande des Six-Nations d’origine juive. Il est actuellement directeur du Programme du Conseil des Arts du Canada, Créer, connaître et partager: Arts et cultures des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Commissaire, universitaire, écrivain et artiste en arts médiatiques, il a été Lauréat de la Fondation Trudeau à l’Université Ryerson à Toronto en 2010. Il a également occupé le poste de conservateur en résidence pour les arts indigènes au Musée des beaux-arts du Canada, de directeur du centre Urban Shaman (Winnipeg), conservateur au Département des Premières nations du Musée des beaux-arts de Hamilton et de producteur et directeur artistique de la Native Indian/Inuit Photographers’ Association (Hamilton). Commissaire de nombreuses expositions collectives et individuelles à travers le Canada et dans le monde, Loft a abondamment écrit sur l’art autochtone dans des revues, des catalogues et des livres d’art et donné des conférences partout au Canada et à l’étranger. Il a codirigé la rédaction des livres Transference, Technology, Tradition: Aboriginal Media and New Media Art (Banff Centre Press, 2005) et Coded Territories: Indigenous Pathways in New Media (University of Calgary Press, 2014).

— Wednesday 16 August 2017 at 6:00 p.m.
Lecture Evening with Jonathan Saughnessy and Steven Loft
At AXENÉO7, 80 Hanson St., Gatineau

Multiple artworks and interventions make up À perte de vue/Endless Landscape. By their forms and methods they are seen as public art; in some cases they are tangible and monumental, in others intangible and performative. In either case, they are not lasting and have been produced for this temporary project. These creations suggest the constraints around the activities of museums in acquiring, preserving and presenting art and raise several issues around the presence of such works in a museum context. Jonathan Saughnessy, curator of contemporary art at the National Gallery of Canada (NGC), offers a concrete examination of this kind of contemporary production, more specifically with respect to acquiring it. In every respect, the project plays a crucial role in the resurgence of the affirmation of indigenous peoples, thereby proclaiming their presence. Surveying artistic practices, Steven Loft, director of the program Creating, Knowing and Sharing: The Arts and Cultures of First Nations, Inuit and Métis Peoples at the Canada Council for the Arts, advances a number of theories to demonstrate theoretically the manifestation of the social, political and cultural rights of indigenous peoples.

Unwieldy Collecting? Working with the Site-specific, In-situ, and Otherwise in Contemporary Art
In this presentation Jonathan Shaughnessy will reflect on some of his experiences working with contemporary artists whose productions exceed the bounds of the traditional formats of the art object and the museum. Can a national institution collect such pieces? Should they? What is the nature and history of such production both in Canada and internationally? How does such work “challenge” the ontology of the artwork, and/or is this still a valid question? And finally, do large-scale site-specific projects inherently run counter to the goals and mandates of “permanent” collections of works of art?

Jonathan Shaughnessy
Jonathan Shaughnessy is a curator based in Ottawa where he has worked in the contemporary art department of the National Gallery of Canada since 2005. His exhibitions include Carsten Höller: Three Shows (2007); Louise Bourgeois 1911-2010 (2011-12); Builders: Canadian Biennial 2012 (2012-13); and Vera Frenkel: Ways of Telling (at MoCCA, now MoCA, Toronto, 2014). He has written on the work of many Canadian and international artists and is the curator for the 2017 Canadian Biennial at the National Gallery, Ottawa, which opens October 2017. Shaughnessy is an adjunct professor in the visual arts department of the University of Ottawa and a Ph.D. student in the Institute of Comparative Studies in Literature, Arts and Culture (ICSLAC), Carleton University, where his research interests include Canadian and international contemporary art production and its institutional collection as related to issues of globalisation, transnationalism and diaspora.

Indigenous art created to proclaim Indigenous presence, resistance and sovereignty within colonial structures and frameworks
At a time when as a nation-state we are re-examining the place and space of Indigenous sovereignty, what is the place of Indigenous arts-based discourse in the shifting landscape of conciliation and decolonisation? If we accept the proposition that colonial space is both mutable and immutable, that is, its construct presupposes its superiority while reality inevitably shatters that notion, then we must take the position that we are all agents of either stasis or change. For every act of political, social or cultural agency that challenges the status quo, there will always be competing forces of colonial entrenchment/privilege, oppositional paranoia or, simply, inertia. Dene scholar Glen Coulthard writes, “authentic decolonisation must directly confront more than mere economic relations; it has to account for the multifarious ways in which capitalism, patriarchy, white supremacy and the totalising character of state power interact with one another to form the constellation of power relations that sustain colonial patterns of behaviour, structures and relationships.”

In our communities, in this country, and around the world, Indigenous peoples are continuing to assert their social, political, cultural and inherent rights. Art, culture and its many manifestations have and continue to play a vital role in this resurgence. Steven Loft will examine the concept of Indigenous art created to proclaim Indigenous presence, resistance and sovereignty within colonial structures and frameworks.

Steven Loft
Steven Loft is a Mohawk of the Six Nations with Jewish heritage. He is currently the director of the program Creating, Knowing and Sharing: The Arts and Cultures of First Nations, Inuit and Métis Peoples program with the Canada Council for the Arts. A curator, scholar, writer and media artist, in 2010 he was named Trudeau National Visiting Fellow at Ryerson University in Toronto. Loft has also held positions as curator-in-residence, indigenous art at the National Gallery of Canada, director/curator of the Urban Shaman Gallery, Winnipeg; aboriginal curator at the Art Gallery of Hamilton and producer and artistic director of the Native Indian/Inuit Photographers’ Association (Hamilton). He has curated group and solo exhibitions across Canada and internationally; written extensively for magazines, catalogues and arts publications; and lectured widely in Canada and internationally. Loft has co-edited the books Transference, Technology, Tradition: Aboriginal Media and New Media Art (Banff Centre Press, 2005) and Coded Territories: Indigenous Pathways in New Media (University of Calgary Press, 2014).
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